Bonnes Pratiques Environnementales de l'UNHCR

Evaluation de l'impact sur l'environnement d'un projet de camp de réfugiés à Fafi District, Nord Est du Kenya

Dates du projet: juin 2009

8.2.2.DadaabEIAmissionA la demande du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (UNHCR) et de CARE International, ProAct a mené, à l'aide d'une équipe composée de plusieurs représentants d'agences, une étude d'impact sur l'environnement d'un projet de camp de réfugiés à Dadaab, Nord-Est du Kenya. Cette évaluation fait partie intégrante de la directive EMCA de 1999 (Kenya's Environmental Management and Co-Ordination Act) et de la directive environnementale de 2003 (Impacts Assessment and Audit). Elle répond aussi aux exigences en matière de gestion environnementale propres à l'UNHCR..

La région du Dadaab accueille trois camps de réfugiés: Ifo, Dagahaly et Hagadera. Initialement prévus pour un total de 90'000 personnes, ils hébergent actuellement plus de 280'000 réfugiés. Compte tenu du nombre constant de réfugiés affluant mensuellement, les prévisions du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés estiment à environ 100'000 le nombre de nouvelles personnes qui arriveront d'ici fin 2009 à Dadaab. La congestion observée dans les camps a eu pour résultat une surpopulation, un accès réduit aux services fournis par le camp tels que l'eau et les installations sanitaires, et un risque accru de développement de maladies transmissibles et contagieuses.

L'évaluation a été fondée sur des recherches documentaires, une enquête sur le terrain et des consultations auprès de différents groupes d'intervenants. De cette analyse d'impacts, les constatations suivantes, étayées de chiffres, ont été tirées:

  • 10'950'000 m3 d'eau seront nécessaires;
  • 300,660 tonnes de bois de feu seront consommées ;
  • 438,000 tonnes de déchets devront être traitées ;
  • 21,600 tonnes de bois au minimum seront nécessaires pour la construction d'un enclos de délimitation du périmètre, et
  • 192,000m3 de terre seront nécessaires uniquement pour la fabrication de briques destinées aux abris des réfugiés.

D'autres matériaux seront nécessaires pour des infrastructures institutionnelles.

Alors que ces chiffres résultent de l'évaluation d'impacts d'un nouveau camp, ils ne peuvent être traités de manière isolée, et doivent faire partie intégrante de l'étude globale d'impacts des opérations actuellement en cours et de celles menées durant les 18 dernières années, depuis l'installation des réfugiés au Dadaab. Compte tenu de la prévision des impacts liés à l'utilisation du bois de feu, au matériel dédié aux abris et au bétail détenu par les réfugiés, l'impact potentiel sur l'environnement du nouveau camp peut être considéré comme élevé.

Deux types de recommandations découlent de l'étude d'impact réalisée par ProAct: l'un axé sur le contexte général de la gestion environnementale au Dadaab, et l'autre directement lié à l'installation du nouveau camp.

Pour plus d'information sur l'évaluation, contacter: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.